09/08/2025
Lettre d'une inconnue
(Stefan Zweig)

Présentation de l'œuvre
Publiée en Autriche en 1922, sous le titre original en allemand Brief einer Unbekannten, la Lettre d'une inconnue est un roman court écrit par l'écrivain autrichien Stefan Zweig. C'est son premier best-seller, vendu à plus de 70.000 exemplaires en 8 ans. Il est paru dans un recueil avec Amok ou le Fou de Malaisie et aborde la dépendance amoureuse.
Il a été traduit pour la première fois en France en 1927 et a connu plusieurs adaptations, au cinéma et au théâtre. La première adaptation cinématographique a été réalisée par Max Ophüls en 1948 et la première adaptation théâtrale par Philippe Honoré en 1985.
L'histoire
Un célèbre écrivain viennois revient de voyage et découvre parmis son courrier une lettre d'une inconnue. Cette inconnue est une jeune femme dans une situation tragique qui lui confesse son amour passionnel et obsessionnel depuis l'enfance et lui révèle l'existence d'un enfant.
Si lui n'a plus aucune idée de qui elle est, pour elle, il était tout. À travers sa lettre, elle narre toute l'histoire de leur relation. Mais… peut-il se souvenir d'elle ?
Mon avis
Bien qu'ayant préféré Le Joueur d'échecs du même auteur, j'ai beaucoup aimé cette Lettre d'une inconnue. J'ai retrouvé avec beaucoup de plaisir la plume de Stefan Zweig à travers la confession d'une passion dévorante d'une femme pour un homme qui lui reste indifférent.
Ce que j'ai particulièrement apprécié, c'est tout le développement du sujet de l'amour obsessionnel à travers quelque chose d'aussi intime qu'une lettre, tout en le découvrant à travers les yeux d'un personnage qui ne se souvient même pas de cette femme.
Je conseille vivement cette nouvelle qui est très rapide à lire !

Quelques citations
« Rien n'existait pour moi que dans la mesure où cela se rapportait à toi; rien dans mon existence n'avait de sens si cela n'avait pas de lien avec toi. »
« Je parlais très peu, parce que c'était pour moi un infini bonheur de t'avoir près de moi et de t'entendre me parler. »
« Je regardais là-haut, toujours là-haut : là il y avait de la lumière, là était la maison, là tu étais, toi mon univers. »
« Je t'attendais, je t'attendais toujours, comme, pendant toute ma destinée, j'ai attendu devant ta vie qui m'était fermée. »
« Tu me regardas de ce regard chaud , doux et enveloppant qui était comme une tendresse ; tu me souris d'une manière que je ne puis qualifier autrement que de tendre et tu me dis d'une voix fine et presque familière : "Merci beaucoup, mademoiselle." »